Des enquêteurs de la Protection Suisse des Animaux et d'EAST International ont
récemment fait le tour des fermes d'élevage de la province d'Hebei, en Chine ; on a dès
lors vite compris pourquoi l'accès à ces fermes est interdit à toute personne extérieure.
Aucune loi en Chine ne réglemente ces élevages. N'importe qui peut ouvrir une ferme et
massacrer des animaux à loisir ; cela entraîne une vie de misère et une mort atroce pour
ces derniers.
Dans ces fermes, des renards, chiens viverrins, visons, lapins et autres animaux piétinent
et tremblent dans des cages métalliques exposées, selon les saisons, à la pluie, aux nuits
glaciales ou au soleil brûlant. Les femelles deviennent folles à cause des manipulations
intempestives et de l'emprisonnement oppressant. Elles n'ont aucun endroit où se cacher
pour mettre bas, et souvent tuent leurs petits après les avoir mis au monde. Les maladies
et les blessures sont fréquentes et les animaux souffrent de psychoses dues à l'anxiété.
Les animaux s'auto-mutilent et se jettent à maintes reprises contre les barreaux de leur
cage.
La mondialisation du commerce de la fourrure ne permet pas de connaître leur provenance
avec exactitude. Les peaux passent d'une vente aux enchères à une autre, et sont
distribuées et achetées aux fabricants dans le monde entier. Les produits finis sont eux-
mêmes souvent exportés. La Chine fournit plus de la moitié des vêtements en fourrure
importés aux Etats-Unis. Même quand l'étiquette indique qu'une fourrure a été fabriquée
en Europe, les animaux peuvent avoir été élevés ailleurs et peut-être abattus dans une
ferme non réglementée en Chine. Comme il est très difficile de remonter à l'origine d'une
fourrure, toute personne portant de la fourrure se rend coupable des atrocités qui ont lieu
dans ces fermes chinoises. Le seul moyen d'arrêter cette cruauté innommable est de ne
jamais porter de fourrure (manteaux, cols, accessoires...).